... se prépare avec sérieux. Un des moyens pour y parvenir est de s'inscrire à une école d'art, en l'occurrence, l'ESBAM ou École Supérieure des Beaux Arts de Marseille.
L'ESBAM est une vénérable institution, fondée en 1752 par des artistes de la région et sous le patronage bienveillant du Gouverneur de la Provence. Elle s'installe d'abord aux couvent des Bernardines avant de déménager en 1874 dans un bâtiment construit par Henri Espérandieu dans les anciens jardins du couvent, le Palais des Arts, aussi appelé Palais Carli. Les élèves de plus en plus nombreux, la multiplication de cours et l'émergence de nouvelles disciplines rendent finalement ce bâtiment aussi trop exigu et l'école déménage une nouvelle fois, cette fois pour s'installer loin du Centre Ville à Luminy. Là elle dispose aujourd'hui sur 6 ha de 6000m2 d'ateliers, de salles de cours et de lieux d'expositions - des locaux spacieux baignés de lumière.
Les cours sont variés, on y enseigne l'histoire de l'art et l'anglais, le cinéma et le design, les problématiques esthétiques contemporains, les façons de concevoir une exposition ou l'analyse de l'image, peinture, graphisme et multimédia et j'en passe. Des cours et ateliers sont d'ailleurs aussi proposés aux enfants et adultes en dehors du cycle universitaire.
Une spécificité de cette école qui me semble tout à fait digne d'être soulignée, est, que l'enseignement est dispensé également en langue de signes pour permettre aux étudiants sourds ou malentendants d'accéder à cette formation, projet unique au niveau national. Toute une gamme de services (étudiants preneurs de notes, poste de visio interprétariat et service d'interprétariat tout court...) s'inscrit dans cette démarche. Car, comme l'école l'écrit dans sa présentation "les qualités même de la culture sourde, ses modes d'être aux autres et au monde, favorisent l'intégration active, imaginative et productive d'étudiants et d'étudiantes sourds dans cet espace de créativité dont beaucoup d'outils fondamentaux (primauté d regard et du geste dans l'acte créatif et dans l'attention réceptrice) leur sont déjà acquis."
Si vous voulez voir pour vous-même, vous renseigner sur les cours et stages, les modalités d'inscription, l'ESBAM propose une journée de portes ouvertes pour découvrir en compagnie d'étudiants et d'enseignants l'école et rencontrer professeurs, élèves et administratifs, discuter sur les travaux des étudiants ou suivre une conférence sur l'art et vidéo dans les années 1960 par François Bazzoli, professeur d'histoire de l'art, voire participer à un work-shop.
où: ESBAM, 184 avenue de Luminy, 13009, 04.91.82.83.10
quand: mercredi 16 mars de 9h à 18h, conférence de M Bazzoli de 14 à 16h
lundi 14 mars 2011
vendredi 11 mars 2011
LES ÉTUDES DE LETTRES ET DE L'HISTOIRE MÈNENT LOIN
Très loin. On peut par exemple devenir bonimenteur, jongleur, cascadeur, comédien, musicien, clown et savoir manier le fouet. Pour le dernier, je l'avoue, je ne sais pas comment il intervient. Pour le reste c'est Sébastien Barrier qui sait faire tout cela.
Cette formation est certainement une des bases pour le spectacle que Sébastien Barrier propose dans le cadre des "Vagabondages" du théâtre du Merlan consacrées au rire, "Courage...rions!" "Ronan Tablantec" a été créé en 2004 et joué depuis plus de 400 fois. Il est joué en solo et en partie improvisé au gré des rencontres avec les spectateurs et l'inspiration du moment, "aux frontières de l'art forain et de la sociologie spontanée".
"En me jetant ainsi dans la rue sans texte, sans personnage, sans répétitions ni concept (...) j'étais loin de penser que ce projet me permettrait (...) de leur dire (...) à peu près tout ce qui me passe par la tête, à travers un humour social, sociologique, spontané, sincère, intime, sans concession, réflexif, engagé..."

Plusieurs représentations de ce spectacle sont prévus par le Merlan, dont la prochaine aura lieu:
où: place Raphaël, 13016 (St.Henri)
quand: samedi 12 mars à 16h
Gratuit et sans réservation
Pour prolonger le rire le Merlan propose une projection de "Les Temps Modernes" à 17h au théâtre et à 20h30 le comédien suisse (et sérieusement loufoque) Massimo Furlan qui fera revivre dans "1973" à lui tout seul le concours de l'Eurovision de 1973...
Tout a commencé quand il a eu la bonne idée de s'inscrire en 1992, à côté de ses études très sérieuses, à des ateliers basés sur la méthode Stanislavski. Ce comédien, metteur en scène et surtout professeur d'art dramatique russe (1863-1938) a mis au point un système de jeu où l'acteur doit se plonger dans sa mémoire affective et s'identifier à son personnage jusqu'à créer un passé pour celui-ci. L'acteur arrive donc à un jeu tout en finesse, profondément humain, faisant appel au subconscient pour trouver l'inspiration nécessaire.
Cette formation est certainement une des bases pour le spectacle que Sébastien Barrier propose dans le cadre des "Vagabondages" du théâtre du Merlan consacrées au rire, "Courage...rions!" "Ronan Tablantec" a été créé en 2004 et joué depuis plus de 400 fois. Il est joué en solo et en partie improvisé au gré des rencontres avec les spectateurs et l'inspiration du moment, "aux frontières de l'art forain et de la sociologie spontanée".
"En me jetant ainsi dans la rue sans texte, sans personnage, sans répétitions ni concept (...) j'étais loin de penser que ce projet me permettrait (...) de leur dire (...) à peu près tout ce qui me passe par la tête, à travers un humour social, sociologique, spontané, sincère, intime, sans concession, réflexif, engagé..."

Plusieurs représentations de ce spectacle sont prévus par le Merlan, dont la prochaine aura lieu:
où: place Raphaël, 13016 (St.Henri)
quand: samedi 12 mars à 16h
Gratuit et sans réservation
Pour prolonger le rire le Merlan propose une projection de "Les Temps Modernes" à 17h au théâtre et à 20h30 le comédien suisse (et sérieusement loufoque) Massimo Furlan qui fera revivre dans "1973" à lui tout seul le concours de l'Eurovision de 1973...
jeudi 10 mars 2011
UN AGRÉMENT SEULEMENT
"La musique sera peut-être pour lui (Felix) une profession, mais pour toi elle ne peut en ne doit être qu'un agrément", ainsi écrivit Abraham Mendelssohn en 1820 à sa fille Fanny...
Et voilà une autre femme privée d'une carrière artistique et remise à sa place. Malgré ses origines dans la bourgeoisie berlinoise, éclairée et cultivée, du 19ème siècle et une excellente éducation musicale par sa mère, malgré ses dons de pianiste et de compositrice elle a dû ranger ses aspirations pour se marier et mettre au monde un fils avant de mourir prématurément à l'âge de 42 ans.
La mort de sa soeur, survenue suite à un AVC quand elle était en train de jouer la "Nuit de Walpurgis" de son frère, a tellement ébranlé celui-ci qu'il meurt à son tour d'un accident vasculaire cérébral six mois plus tard après avoir composé un quatuor en souvenir de Fanny...
Fanny Mendelssohn a composé plus de 450 oeuvres dont une partie fut publiée sous le nom de Félix.
Le quatuor Garance jouera lors du concert "Pour rêver avec..." le "Requiem pour Fanny" de Felix Mendelssohn, le quatuor K421 de Mozart, dédié à Haydn et le "Quatuor américain" d'Antonin Dvorak, écrit pendant un séjour aux Etats Unis du compositeur.
Le quatuor Garance avec Cécile Bousquet-Melou et Sophie Perrot aux violons, Blandine Leydier à l'alto et Elisbath Groulx au violoncelle est la preuve que la musique peut être pour les femmes plus qu'un agrément - et heureusement!
où: Eglise Notre Dame du Mont, 1 rue de Lodi 13006
quand: dimanche 13 mars à 16h30
Tarif 14-25 €
Et voilà une autre femme privée d'une carrière artistique et remise à sa place. Malgré ses origines dans la bourgeoisie berlinoise, éclairée et cultivée, du 19ème siècle et une excellente éducation musicale par sa mère, malgré ses dons de pianiste et de compositrice elle a dû ranger ses aspirations pour se marier et mettre au monde un fils avant de mourir prématurément à l'âge de 42 ans.
La mort de sa soeur, survenue suite à un AVC quand elle était en train de jouer la "Nuit de Walpurgis" de son frère, a tellement ébranlé celui-ci qu'il meurt à son tour d'un accident vasculaire cérébral six mois plus tard après avoir composé un quatuor en souvenir de Fanny...
Fanny Mendelssohn a composé plus de 450 oeuvres dont une partie fut publiée sous le nom de Félix.
Dessin par Wilhelm Hensel, futur mari de Fanny
Le quatuor Garance jouera lors du concert "Pour rêver avec..." le "Requiem pour Fanny" de Felix Mendelssohn, le quatuor K421 de Mozart, dédié à Haydn et le "Quatuor américain" d'Antonin Dvorak, écrit pendant un séjour aux Etats Unis du compositeur.
Le quatuor Garance avec Cécile Bousquet-Melou et Sophie Perrot aux violons, Blandine Leydier à l'alto et Elisbath Groulx au violoncelle est la preuve que la musique peut être pour les femmes plus qu'un agrément - et heureusement!
où: Eglise Notre Dame du Mont, 1 rue de Lodi 13006
quand: dimanche 13 mars à 16h30
Tarif 14-25 €
mercredi 9 mars 2011
UN PONT SUR LE BOSPHORE
Mathias Enard, qui rencontrera ses lecteurs ce soir à Marseille, a obtenu le prix Goncourt décerné par les lycéens l'année dernière pour son roman "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants". Il y raconte l'histoire - basé sur des événements historiques authentiques - d'un court séjour que Michel-Ange effectua en 1506 à Constantinople, invité par le sultan Bajazt à construire un pont d'une rive de la Corne d'Or à l'autre. Ce pont n'a jamais vu le jour, les premiers travaux étant détruits par un tremblement de terre.
Avant ce livre qui décrit ces faits historiques, le rudes conditions de travail des artistes à cette époque, les relations complexes de ceux-ci avec leur mécènes et commanditaires, les liens multiples de l'empire ottoman et le monde occidental ou la vie avec ses fastes et ses turpitudes dans le Constantinople du 16ème siècle, Enard a publié d'autres oeuvres restées, malgré des prix prestigieux et une bonne presse, plus confidentielles auprès du grand public.
Vu la complexité de ces romans il n'est guère surprenant que "Parle leur de batailles..." a pu trouver un public plus large et permettra donc à l'un ou l'autre d'oser d'affronter un des autres livres de Mathias Enard...
Originaire de Niort, Enard a, après des études du persan et de l'arabe, passé de longs séjour au Moyen-Orient avant de s'installer à Barcelone où il enseigne l'arabe à l'université, écrit ses livres et traduit des auteurs iraniens et libanais.
où: Rencontre avec l'auteur à la librairie Maupetit, 144 La Canebière 13001
quand: mercredi 9 mars à 17h
Avant ce livre qui décrit ces faits historiques, le rudes conditions de travail des artistes à cette époque, les relations complexes de ceux-ci avec leur mécènes et commanditaires, les liens multiples de l'empire ottoman et le monde occidental ou la vie avec ses fastes et ses turpitudes dans le Constantinople du 16ème siècle, Enard a publié d'autres oeuvres restées, malgré des prix prestigieux et une bonne presse, plus confidentielles auprès du grand public.
Dans "La Perfection du tir" (2003) il se met dans la peau d'un jeune sniper tandis que "Zone" (2008), son troisième roman, est une histoire d'espionnage géopolitique, écrite en une seule phrase qui correspond à un voyage en train. Un ancien espion et militaire se remémore ses souvenirs des guerres dans les Balkans, au Proche-Orient ou encore en Algérie dans un long monologue pendant que le train traverse la nuit.... "Remonter l'Orénoque" (2005) raconte l'histoire d'une jeune infirmière dans un hôpital parisien, aimée par deux chirurgiens rivaux. Pour se soustraire à cette situation, la jeune femme s'enfuit pour entreprendre un voyage solitaire sur cette rivière mythique tandis que les hommes affrontent la réalité des corps malades en salle d'opération, chacun à la recherche de son destin.
Vu la complexité de ces romans il n'est guère surprenant que "Parle leur de batailles..." a pu trouver un public plus large et permettra donc à l'un ou l'autre d'oser d'affronter un des autres livres de Mathias Enard...
Originaire de Niort, Enard a, après des études du persan et de l'arabe, passé de longs séjour au Moyen-Orient avant de s'installer à Barcelone où il enseigne l'arabe à l'université, écrit ses livres et traduit des auteurs iraniens et libanais.
où: Rencontre avec l'auteur à la librairie Maupetit, 144 La Canebière 13001
quand: mercredi 9 mars à 17h
mardi 8 mars 2011
LA FEMME SANS BARBE
Je ne sais pas à quoi Cécile pense quand elle se rase le matin, mais je n'ai pas trouvé la moindre trace de barbe sur son joli visage. Pourtant sa boutique, ouverte en septembre 2010, s'appelle bien "Les Moustachues"...
Styliste de formation et originaire d'Avignon elle s'est installée à Marseille après avoir baroudé un peu partout. Devenue plus sédentaire après la naissance de son bébé, Cécile décide donc d'ouvrir un magasin au Panier, quartier qui lui rappelle ses années passées en Tunisie. Elle vend dans ce petit local aux accents très féminins ses propres créations simples et épurées avec un soupçon de bohème. Les détails de ses robes, jupes, gilets et chemisiers - des pièces quasi uniques - sont soignés, les tissus beaux, les coupes impeccables. Cécile veut ses vêtements portables du matin au soir.
Il y a aussi des chapeaux - au début Cécile avait envisagé d'ouvrir un magasin de chapeaux - et des ravissantes petites culottes quelle fait avec les chutes de ses tissus. On trouve aussi quelques tableaux choisis d'amis peintres, quelques bijoux et une ligne enfant est prévue pour bientôt.
Tout ça se situe en plus dans une gamme de prix très doux, entre 20 et 70 €, parfait pour se faire plaisir!
Et il faut surtout saluer et soutenir toute initiative de faire vivre ce quartier qui connaît enfin un certain renouveau grâce aux jeunes créateurs ou entrepreneurs qui s'y installent malgré les multiples handicaps (p.ex. sécurité!)
où: 28 rue de l'Evêché, 13002
Il y a aussi des chapeaux - au début Cécile avait envisagé d'ouvrir un magasin de chapeaux - et des ravissantes petites culottes quelle fait avec les chutes de ses tissus. On trouve aussi quelques tableaux choisis d'amis peintres, quelques bijoux et une ligne enfant est prévue pour bientôt.
Tout ça se situe en plus dans une gamme de prix très doux, entre 20 et 70 €, parfait pour se faire plaisir!
Et il faut surtout saluer et soutenir toute initiative de faire vivre ce quartier qui connaît enfin un certain renouveau grâce aux jeunes créateurs ou entrepreneurs qui s'y installent malgré les multiples handicaps (p.ex. sécurité!)
où: 28 rue de l'Evêché, 13002
lundi 7 mars 2011
RETOUR DU WEEK-END...
... et surtout une proposition pour une petite balade charmante un de vos prochains samedis ou dimanches pour profiter du soleil de printemps et de la douceur du temps.
Ce n'est as loin et c'est une balade à faire en famille. La Font de Mai, c'est une ancienne propriété agricole au pied du Garlaban. Acheté par l'Agglo (Communauté d'agglomération du Pays d'Aubagne) en 1999, ce domaine de 97 ha une grande bâtisse et ses dépendances ont été transformées en écomusée pour illustrer la vie paysanne vers 1900. Tout autour on cultive plantes et arbres typiques pour ce pays si cher à Marcel Pagnol et caractéristiques pour la région: vigne et olivier, lavande et mûriers... Pressoir à huile, cave à vin, four à pain, pigeonnier, cochonnier et écurie témoignent de la polyculture méditerranéenne, tandis que des ruches ont remplacé un ancien mur d'abeilles.
Des petits sentiers mènent vers des points de vu, des tables et banques invitent à pique-niquer, des activités invitent à découvrir faune et flore de ce site exceptionnel. Et il y a des ânes... Minots de plus de 5 ans peuvent se familiariser avec ces sympathiques bourriquets, les brosser, leur gratter les sabots et faire une petite balade sur leur dos.
Plein d'ateliers (jardinier bio, produits d'entretien, découverte de plantes et liqueurs, balade nocturne...) permettent aussi aux adultes de trouver leur compte.
Avec les beaux jours on a envie de s'échapper un peu de l'univers minéral de Marseille et - pour changer des balades en bateau ou autres activités nautiques - il fait du bien de se promener sous les arbres en fleur, d'humer l'odeur de feux de bois et de terre humide, de regarder les abeilles s'affairer autour de leur ruche...
L'accès se fait à pied à partir d'un (petit) parking mais Aubagne met à disposition un service en bus depuis le centre ville (la politique en matière de transports publics est d'ailleurs exemplaire!) pour préserver le site.
où: Font de Mai, entre Aubagne et Eoures
quand: ouvert tous les mercredis, samedis et dimanches, se renseigner pour les horaires qui varient selon les saisons et vacances scolaires sur le site de l'Office du Tourisme Intercommunal du Pays d'Aubagne et de l'Étoile
Ce n'est as loin et c'est une balade à faire en famille. La Font de Mai, c'est une ancienne propriété agricole au pied du Garlaban. Acheté par l'Agglo (Communauté d'agglomération du Pays d'Aubagne) en 1999, ce domaine de 97 ha une grande bâtisse et ses dépendances ont été transformées en écomusée pour illustrer la vie paysanne vers 1900. Tout autour on cultive plantes et arbres typiques pour ce pays si cher à Marcel Pagnol et caractéristiques pour la région: vigne et olivier, lavande et mûriers... Pressoir à huile, cave à vin, four à pain, pigeonnier, cochonnier et écurie témoignent de la polyculture méditerranéenne, tandis que des ruches ont remplacé un ancien mur d'abeilles.
Des petits sentiers mènent vers des points de vu, des tables et banques invitent à pique-niquer, des activités invitent à découvrir faune et flore de ce site exceptionnel. Et il y a des ânes... Minots de plus de 5 ans peuvent se familiariser avec ces sympathiques bourriquets, les brosser, leur gratter les sabots et faire une petite balade sur leur dos.
Plein d'ateliers (jardinier bio, produits d'entretien, découverte de plantes et liqueurs, balade nocturne...) permettent aussi aux adultes de trouver leur compte.
Avec les beaux jours on a envie de s'échapper un peu de l'univers minéral de Marseille et - pour changer des balades en bateau ou autres activités nautiques - il fait du bien de se promener sous les arbres en fleur, d'humer l'odeur de feux de bois et de terre humide, de regarder les abeilles s'affairer autour de leur ruche...
L'accès se fait à pied à partir d'un (petit) parking mais Aubagne met à disposition un service en bus depuis le centre ville (la politique en matière de transports publics est d'ailleurs exemplaire!) pour préserver le site.
quand: ouvert tous les mercredis, samedis et dimanches, se renseigner pour les horaires qui varient selon les saisons et vacances scolaires sur le site de l'Office du Tourisme Intercommunal du Pays d'Aubagne et de l'Étoile
vendredi 4 mars 2011
AU PREMIER TEMPS DE LA VALSE...
Après des années de disco, techno et autres musiques plus ou moins "dansables" on remarque depuis peu un retour aux bonnes vieilles danses en couple, aux "danses de salon". Ce revival a commencé d'abord avec le tango qui a aujourd'hui sa rue, sa place ou sa salle partout dans le monde. A ce propos, savez-vous que les Finlandais sont des fous du tango? Mais je connais aussi des gens qui dansent du bebop toutes les semaines et je rappelle que "Le thé dans l'encrier" organise des après-midis dansants.
"Sous le Pont", c'est une formation musicale (Guillaume Viala: marimba, Léa Lachat: accordéon, Raphaël André: trombone) et deux animateurs (Elisa Fernandez Tonon et Guilhelm Herinx) qui s'est fixé comme but de nous faire danser! Réinterprété on tournera pendant les valses, on sautera sur une polka ou un scottish, on s'abandonnera pendant une mazurka ou on apprendra la gavotte de l'Aven, le rondeau ou la bourrée à trois temps venue de la Corrèze - qui se danse en quadrette croisée ou décalée (faut alors pas être trop bourré(e) à votre tour!!)...
Le tout est de s'amuser et de découvrir, ou redécouvrir, lors de ce bal ce qui a fait battre plus fort les coeurs de nos grands mères!
où: Point de Bascule, 108 rue Breteuil, 13006
quand: dimanche 6 mars à partir de 18h (on commence par l'apéro pour se donner des forces!)
Entrée libre
Le tout est de s'amuser et de découvrir, ou redécouvrir, lors de ce bal ce qui a fait battre plus fort les coeurs de nos grands mères!
où: Point de Bascule, 108 rue Breteuil, 13006
quand: dimanche 6 mars à partir de 18h (on commence par l'apéro pour se donner des forces!)
Entrée libre
jeudi 3 mars 2011
LE TEMPS RÊVÉ
Vous avez encore jusqu'à ce dimanche pour aller voir au Musée d'Allauch une belle et intéressante exposition sur la peinture des aborigènes australiens.
"Le Grand Rêve Aborigène" présente une cinquantaine d'oeuvres issues de collections publiques et privées en France. Elles permettent aux visiteurs de découvrir cet art très particulier basé sur le rêve qui est au coeur de la spiritualité de ce peuple. Les motifs géométriques évoquent le territoire ancestral et les mythes qui racontent la vie et les voyages des Grand Ancêtres qui se déroulent dans un temps-espace liant passé, présent et futur en parallèle du temps profane.
La peinture aborigène était au début un art collectif, même si le rêve "appartenait" à une personne particulière. Elle était éphémère, elle n'existait pas pour elle-même mais accompagnait une cérémonie et n'avait pas vocation de subsister une fois le rite terminé. Au cours des années un individualisme s'est développé, l'artiste revendique maintenant son propre style et les oeuvres sont faites de manière de perdurer. A l'origine exécutée à l'aide de sables multicolores sur le sol, la peinture se fait depuis les années 1970 à l'acrylique et sur toile. A cette époque commence aussi l'intérêt d'artistes et d'universitaires pour les oeuvres des habitants aborigènes et aujourd'hui les tableaux peuvent atteindre des sommes importantes lors de ventes aux enchères.
Vu que la journée de la femme (!) se rapproche, il est peut-être intéressant à remarquer que ces peintures étaient jusqu'au début des années 1990 exécutées exclusivement par les hommes. En 1994 un projet a été lancé incitant les femmes de prendre à leur tour le pinceau. Beaucoup de celles qui se sont mises alors à peindre à leur tour étaient d'ailleurs déjà proche de cet art, elles étaient soeurs, filles ou épouses de peintres connus et les avaient assisté pendant des années dans leur travail. Pourtant on sait que les femmes avaient depuis toujours leur propre champ spirituel avec leurs lieux, leurs cérémonies et leurs symboles, fait largement ignoré par des ethnologues - hommes pour la plupart...
où: Musée 'Allauch, Place Pierre Bellot, 13
quand: du mardi au dimanche de 9h à 12h et de 14h à 18h
Visites guidées les samedis et dimanches à 15h
Exposition "Le grand rêve aborigène" jusqu'au 6 mars!
"Le Grand Rêve Aborigène" présente une cinquantaine d'oeuvres issues de collections publiques et privées en France. Elles permettent aux visiteurs de découvrir cet art très particulier basé sur le rêve qui est au coeur de la spiritualité de ce peuple. Les motifs géométriques évoquent le territoire ancestral et les mythes qui racontent la vie et les voyages des Grand Ancêtres qui se déroulent dans un temps-espace liant passé, présent et futur en parallèle du temps profane.
La peinture aborigène était au début un art collectif, même si le rêve "appartenait" à une personne particulière. Elle était éphémère, elle n'existait pas pour elle-même mais accompagnait une cérémonie et n'avait pas vocation de subsister une fois le rite terminé. Au cours des années un individualisme s'est développé, l'artiste revendique maintenant son propre style et les oeuvres sont faites de manière de perdurer. A l'origine exécutée à l'aide de sables multicolores sur le sol, la peinture se fait depuis les années 1970 à l'acrylique et sur toile. A cette époque commence aussi l'intérêt d'artistes et d'universitaires pour les oeuvres des habitants aborigènes et aujourd'hui les tableaux peuvent atteindre des sommes importantes lors de ventes aux enchères.
Debra Nangala McDonald, "Goanna Dreaming"
Vu que la journée de la femme (!) se rapproche, il est peut-être intéressant à remarquer que ces peintures étaient jusqu'au début des années 1990 exécutées exclusivement par les hommes. En 1994 un projet a été lancé incitant les femmes de prendre à leur tour le pinceau. Beaucoup de celles qui se sont mises alors à peindre à leur tour étaient d'ailleurs déjà proche de cet art, elles étaient soeurs, filles ou épouses de peintres connus et les avaient assisté pendant des années dans leur travail. Pourtant on sait que les femmes avaient depuis toujours leur propre champ spirituel avec leurs lieux, leurs cérémonies et leurs symboles, fait largement ignoré par des ethnologues - hommes pour la plupart...
où: Musée 'Allauch, Place Pierre Bellot, 13
quand: du mardi au dimanche de 9h à 12h et de 14h à 18h
Visites guidées les samedis et dimanches à 15h
Exposition "Le grand rêve aborigène" jusqu'au 6 mars!
mercredi 2 mars 2011
GUMHURIYYA MISR AL-ARABIYYA
où en français: la République arabe d'Egypte (nom officiel de ce pays) est toujours sur les premières pages de nos journaux. Heurtes entre l'armée et les manifestants, premiers pas vers une démocratie, pressions du peuple pour libérer les détenus politiques et s'assurer que des vraies réformes sont engagées - la place Tahrir reste au centre de l'actualité. En même temps des Egyptiens coincés à la frontière entre la Libye et la Tunisie attendent impatiemment un retour dans leur pays, retour de plus en plus urgent vu la situation sanitaire et humanitaire qui risque de dépasser la Tunisie, elle aussi encore en pleine mutation inachevée et qui fait face avec un courage et un dévouement exemplaires à cette situation cauchemardesque en réclamant des moyens de transport pour acheminer par bateau ou par avion ces malheureux échoués sur leur sol.
Et ici? On se plaint du prix de l'essence qui grimpe... et devant mes fenêtres paressent les énormes ferries car les marins de la SNCM sont en grève depuis le 30 janvier... Paradoxe de notre société, on n'arrête pas à pleurnicher la bouche pleine, à réclamer toujours plus et en pestant contre l'Etat - tout en oubliant que l'Etat c'est nous, le peuple! - et en négligeant d'aller voter. On s'offusque devant sa télé que les armes ont été vendues au dictateurs - mais arrêtons donc d'être naïfs ou de mauvais fois: si l'on produit des armes c'est évidemment pour les vendre aux pays qui envisagent s'en servir. Les Islandais, Belges, Autrichiens etc. sont des bien plus mauvais clients que les Ougandais, Libyens ou autres Pakistanais...
Malheureusement je n'ai pas le pouvoir de réquisitionner les ferries et les envoyer pour aider aux Egyptiens de retourner dans leurs familles, ni quelques jets privés pour aider les Bangladeshi "oubliés" par leur gouvernement de partir des campements de fortune à la frontière.
Un petit acte de solidarité bien mince et dérisoire, aller voir "L'Immeuble Yacoubian", film de Marwan Hamed d'après le livre homonyme d'Alaa al-Aswani qui décrit très bien la réalité sociale au Caire dans les années 1990. Avant le film seront projetés plusieurs court-métrages de jeunes réalisateurs égyptiens, Mayye Zayed, Karim Shaaban, Hadil Nazmy, Islam Kamel, Ahmed Nabil, Mohamed Abdelkrim Abdelsalam et Medaht Mahmoud Elsoudy.
où: Cinéma l'Alhambra, rue du Cinéma, 13016
quand: jeudi 3 mars à partir de 19h
Petite restauration possible grâce à la "Buona Forchetta"
Et ici? On se plaint du prix de l'essence qui grimpe... et devant mes fenêtres paressent les énormes ferries car les marins de la SNCM sont en grève depuis le 30 janvier... Paradoxe de notre société, on n'arrête pas à pleurnicher la bouche pleine, à réclamer toujours plus et en pestant contre l'Etat - tout en oubliant que l'Etat c'est nous, le peuple! - et en négligeant d'aller voter. On s'offusque devant sa télé que les armes ont été vendues au dictateurs - mais arrêtons donc d'être naïfs ou de mauvais fois: si l'on produit des armes c'est évidemment pour les vendre aux pays qui envisagent s'en servir. Les Islandais, Belges, Autrichiens etc. sont des bien plus mauvais clients que les Ougandais, Libyens ou autres Pakistanais...
Malheureusement je n'ai pas le pouvoir de réquisitionner les ferries et les envoyer pour aider aux Egyptiens de retourner dans leurs familles, ni quelques jets privés pour aider les Bangladeshi "oubliés" par leur gouvernement de partir des campements de fortune à la frontière.
Un petit acte de solidarité bien mince et dérisoire, aller voir "L'Immeuble Yacoubian", film de Marwan Hamed d'après le livre homonyme d'Alaa al-Aswani qui décrit très bien la réalité sociale au Caire dans les années 1990. Avant le film seront projetés plusieurs court-métrages de jeunes réalisateurs égyptiens, Mayye Zayed, Karim Shaaban, Hadil Nazmy, Islam Kamel, Ahmed Nabil, Mohamed Abdelkrim Abdelsalam et Medaht Mahmoud Elsoudy.
où: Cinéma l'Alhambra, rue du Cinéma, 13016
quand: jeudi 3 mars à partir de 19h
Petite restauration possible grâce à la "Buona Forchetta"
mardi 1 mars 2011
CHOUETTE
La rue Glandevès a bon être au centre ville, on n'y passe pas souvent. Pourtant on devrait. Car en prenant cette petite rue perpendiculaire à la rue Davso et en ouvrant bien grand les mirettes on remarquerait une petite boutique toute en longueur et ainsi bien nommé "Couloir d'Argent".
Chantal et Manu, jeune couple marseillais, a décidé de changer radicalement le cap après avoir vendu il y a trois ans leur restaurant et d'ouvrir, en avril 2010, ce petit magasin de bijoux. C'était en fait lors de leurs voyages notamment en Asie et en Amérique du Sud qu'il se sont passionnés pour les bijoux en argent.
Leur pari est d'offrir des pièces de créateurs ou des petites séries, souvent importés d'Asie où un artisanat dans ce domaine est encore très vivant, à des prix plutôt doux pour fidéliser une clientèle qui se fait d'ailleurs de plus en plus nombreuse.
Il y a l'accueil chaleureux de Manu (et certainement aussi de Chantal que je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer) et le choix de bijoux, agréables à porter, originaux par rapport à ce que l'on voir d'habitude, toujours en argent parfois avec des pierres semi-précieuses à des prix qui permettent de (se) faire plaisir sans vider son compte en banque. A 20 € on peut trouver des petites boucles d'oreille (j'en ai des éléphants et des chouettes) et le plus beau collier coûtera 400 €, avec une moyenne de prix entre 60 et 70 €.
N'hésitez donc pas à faire un détour la prochaine fois que vous êtes en ville pour (vous) offrir une pièce que vous n'allez pas trouver partout!
où: Couloir d'Argent, 29 rue Glandevès, 13001
quand: j'ai oublié de demander mais sans doute comme toutes les boutiques...

Chantal et Manu, jeune couple marseillais, a décidé de changer radicalement le cap après avoir vendu il y a trois ans leur restaurant et d'ouvrir, en avril 2010, ce petit magasin de bijoux. C'était en fait lors de leurs voyages notamment en Asie et en Amérique du Sud qu'il se sont passionnés pour les bijoux en argent.
Leur pari est d'offrir des pièces de créateurs ou des petites séries, souvent importés d'Asie où un artisanat dans ce domaine est encore très vivant, à des prix plutôt doux pour fidéliser une clientèle qui se fait d'ailleurs de plus en plus nombreuse.
Il y a l'accueil chaleureux de Manu (et certainement aussi de Chantal que je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer) et le choix de bijoux, agréables à porter, originaux par rapport à ce que l'on voir d'habitude, toujours en argent parfois avec des pierres semi-précieuses à des prix qui permettent de (se) faire plaisir sans vider son compte en banque. A 20 € on peut trouver des petites boucles d'oreille (j'en ai des éléphants et des chouettes) et le plus beau collier coûtera 400 €, avec une moyenne de prix entre 60 et 70 €.
N'hésitez donc pas à faire un détour la prochaine fois que vous êtes en ville pour (vous) offrir une pièce que vous n'allez pas trouver partout!
où: Couloir d'Argent, 29 rue Glandevès, 13001
quand: j'ai oublié de demander mais sans doute comme toutes les boutiques...

lundi 28 février 2011
CATHERINE EN PÉNAZAR
Le Chat vous a déjà parlé du WAAW (voir billet du 1er septembre 2010), lieu de ressources, d'information et de rencontres dans le quartier du cours Julien.

Pour son prochain "tea-time" l'équipe a invité la fabuleuse actrice Catherine Germain, inoubliable interprète du clown Arletti dans "Le 6e jour" (j'ai tellement pleuré de rire que mes mouchoirs étaient trempés!) ou dans "Les Clowns". Autour d'un thé ou d'un chocolat on aura l'occasion de parler avec elle et aussi son fidèle alter ego François Cervantes, auteur et directeur de la compagnie "L'Entreprise".
L'occasion de cette rencontre, autre que le plaisir énorme de passer du temps avec ces deux personnalités extraordinaires, est leur dernier spectacle au théâtre Massalia "Le Voyage de Pénazar", inspiré d'un conte oriental du 13e siècle.
De cette pièce François Cervantes dit: "L'homme meurt, mais il est traversé par des choses qui ne meurent pas: la joie, la couleur rouge... La joie est immortelle. Elle nous traverse comme le vent traverse les feuilles d'un arbre et puis elle continue (...)"
Vous allez avoir sans doute une envie folle de voir Catherine Germain en Pénazar après cette rencontre et voilà que le WAAW vous propose une billetterie sur place.
Le goût d'un délicieux thé encore sur les lèvres, le coeur plein de joie et les yeux pleins d'étoiles vous repartirez donc muni du sésame pour entrer dans le monde merveilleux des contes et des masques, des voyages et de l'immortalité...
Tea-time avec Catherine Germain et la compagnie "L'entreprise"
où: WAAW, 17 rue Pastoret, 13006
quand: mercredi 2 mars à 18h
Spectacle "Le voyage de Pénazar" (à partir de 11 ans)
où: Théâtre Massalia, Salle de la Cartonnerie, Friche de la Belle de Mai, 41 rue Jobin, 13003
quand: du 8 au 26 mars

Pour son prochain "tea-time" l'équipe a invité la fabuleuse actrice Catherine Germain, inoubliable interprète du clown Arletti dans "Le 6e jour" (j'ai tellement pleuré de rire que mes mouchoirs étaient trempés!) ou dans "Les Clowns". Autour d'un thé ou d'un chocolat on aura l'occasion de parler avec elle et aussi son fidèle alter ego François Cervantes, auteur et directeur de la compagnie "L'Entreprise".
L'occasion de cette rencontre, autre que le plaisir énorme de passer du temps avec ces deux personnalités extraordinaires, est leur dernier spectacle au théâtre Massalia "Le Voyage de Pénazar", inspiré d'un conte oriental du 13e siècle.
De cette pièce François Cervantes dit: "L'homme meurt, mais il est traversé par des choses qui ne meurent pas: la joie, la couleur rouge... La joie est immortelle. Elle nous traverse comme le vent traverse les feuilles d'un arbre et puis elle continue (...)"
Vous allez avoir sans doute une envie folle de voir Catherine Germain en Pénazar après cette rencontre et voilà que le WAAW vous propose une billetterie sur place.
Le goût d'un délicieux thé encore sur les lèvres, le coeur plein de joie et les yeux pleins d'étoiles vous repartirez donc muni du sésame pour entrer dans le monde merveilleux des contes et des masques, des voyages et de l'immortalité...
Tea-time avec Catherine Germain et la compagnie "L'entreprise"
où: WAAW, 17 rue Pastoret, 13006
quand: mercredi 2 mars à 18h
où: Théâtre Massalia, Salle de la Cartonnerie, Friche de la Belle de Mai, 41 rue Jobin, 13003
quand: du 8 au 26 mars
vendredi 25 février 2011
DONNER DE LA VOIX OU DU BISCUIT
Un énigme? Non, deux choses à faire ce samedi!
La première c'est d'aller éveiller l'âme corse qui sommeille en vous en vous initiant au chant polyphonique. Trois places restent encore pour un stage à la Maison du Chant où le chanteur et chercheur Jean-François Luciani vous transmettra sa passion pour les mélodies de l'Ile de Beauté. Sur cette île on chante de la naissance à la mort et tous les jours. Il y a la paghjella qui se chante entre (trois) amis au café ou sur une terrasse, le chjam'è rispondi, sorte de joute improvisée ou encore la sirinata avec laquelle on essaye d'amadouer la belle, la nana que les mères et grands-mères entonnent pour endormir bébé, le voceru, cette lamentation funèbre, apanage des femmes, pendant la toilette du mort et la veillée...
Après la musique on peut passer à table et déguster quelques mets méditerranéens entre amis.
Si le chant n'est pas votre fort mais que vous aimez faire la cuisine, ce samedi est la journée internationale... des biscuits (Biscuit's Day)! L'idée est de confectionner des petits gâteaux et de les distribuer généreusement dans la rue, surtout à ceux qui n'ont pas de cuisine et qui n'ont pas l'habitude de recevoir un petit cadeau "fait maison". L'idée est sympathique et pas trop compliquée alors pas d'excuse de ne pas participer à cette initiative gourmande et solidaire!!
où: Maison du Chant, 57 rue Jean de Bernardy, 13001, 04.91.62.78.57 ou contact@lesvoiesduchant.org
quand: samedi 26 février de 10h à 13h et de 14h à 18h
Tarif: 45 € (+ 10 € d'adhésion à l'association)
La première c'est d'aller éveiller l'âme corse qui sommeille en vous en vous initiant au chant polyphonique. Trois places restent encore pour un stage à la Maison du Chant où le chanteur et chercheur Jean-François Luciani vous transmettra sa passion pour les mélodies de l'Ile de Beauté. Sur cette île on chante de la naissance à la mort et tous les jours. Il y a la paghjella qui se chante entre (trois) amis au café ou sur une terrasse, le chjam'è rispondi, sorte de joute improvisée ou encore la sirinata avec laquelle on essaye d'amadouer la belle, la nana que les mères et grands-mères entonnent pour endormir bébé, le voceru, cette lamentation funèbre, apanage des femmes, pendant la toilette du mort et la veillée...
Après la musique on peut passer à table et déguster quelques mets méditerranéens entre amis.
Si le chant n'est pas votre fort mais que vous aimez faire la cuisine, ce samedi est la journée internationale... des biscuits (Biscuit's Day)! L'idée est de confectionner des petits gâteaux et de les distribuer généreusement dans la rue, surtout à ceux qui n'ont pas de cuisine et qui n'ont pas l'habitude de recevoir un petit cadeau "fait maison". L'idée est sympathique et pas trop compliquée alors pas d'excuse de ne pas participer à cette initiative gourmande et solidaire!!
où: Maison du Chant, 57 rue Jean de Bernardy, 13001, 04.91.62.78.57 ou contact@lesvoiesduchant.org
quand: samedi 26 février de 10h à 13h et de 14h à 18h
Tarif: 45 € (+ 10 € d'adhésion à l'association)
jeudi 24 février 2011
EN AVANT POUR 2013
Aujourd'hui Marseille-Provence 2013 dévoilera au cours d'une conférence de presse les grandes lignes de ses projets pour la capitale de la culture. Déjà ce matin on a pu avoir un avant goût lorsque France Culture était en directe de la Samaritaine en compagnie de Bernard Latarjet ("grand ordonnateur"), Rudy Riccotti (tout à fait à l'aise dans son rôle d'"enfant terrible" provocateur), Habib Achour, Thierry Fabre et d'autres. Et c'était dans cette émission que Bernard Latarjet a une fois de plus souligné la richesse artistique de Marseille qui est aussi exceptionnelle que sa confidentialité... Cette difficulté de faire circuler - et d'obtenir - les informations a d'ailleurs provoqué la création du Chat de Marseille qui à son très modeste niveau essaye de rendre compte de la variété et de la profusion d'initiatives dans cette ville.
"En avant pour 2013" est le titre d'une des rubriques de Mativi Marseille, télé sur le web. 34 personnalités parlent du grand événement qui aura lieu dans moins que deux ans, des projets qu'ils souhaitent voir le jour, de leurs attentes, quelle initiative "folle" ils pourraient imaginer etc. A côté des grands événements prévus - et annoncés aujourd'hui, l'équipe de MP 13 est actuellement occupée à faire le tri parmi les plus de 2000 (!) projets proposés par les associations, collectives artistiques ou autres groupements pour être inclus dans la programmation officielle.
Faites vous donc le plaisir d'écouter (et de voir car c'est une télé!) des hommes et des femmes qui font bouger Marseille: Richard Marin du théâtre Toursky ou ses homologues au féminin du Merlan, Nathalie Marteau, du Théâtre de la Minoterie, Pierrette Monticelli ou Françoise Chatôt directrice du Gyptis, l'écrivain, metteur en scène et musicien Philippe Carrese, l'architecte et urbaniste Charly Bové, la "marraine" de la mode marseillaise, Maryline Bellieud-Vigouroux, le géographe et historien Marcel Roncayolo, Jean-Pierre Daniel de l'Alhambra, le graphiste Stéphan Muntaner ou encore Ferdinand Richard, directeur de l'AMI pour les musiques actuelles, le chanteur Fred Nevcherhirlian ou Hartmut Bosbach, artiste plasticien spécialisé dans "l'électroménager avec concept"...
Cette galerie de personnages donnent ainsi un bon aperçu de la variété des disciplines artistiques et scientifiques qui fleurissent autour du Vieux Port et permettent de mettre un visage sur des noms et des institutions plus ou moins connues. Rêvons avec eux de la capitale de la culture...!
Eric Michel, directeur de la Cité de la Musique
Faites vous donc le plaisir d'écouter (et de voir car c'est une télé!) des hommes et des femmes qui font bouger Marseille: Richard Marin du théâtre Toursky ou ses homologues au féminin du Merlan, Nathalie Marteau, du Théâtre de la Minoterie, Pierrette Monticelli ou Françoise Chatôt directrice du Gyptis, l'écrivain, metteur en scène et musicien Philippe Carrese, l'architecte et urbaniste Charly Bové, la "marraine" de la mode marseillaise, Maryline Bellieud-Vigouroux, le géographe et historien Marcel Roncayolo, Jean-Pierre Daniel de l'Alhambra, le graphiste Stéphan Muntaner ou encore Ferdinand Richard, directeur de l'AMI pour les musiques actuelles, le chanteur Fred Nevcherhirlian ou Hartmut Bosbach, artiste plasticien spécialisé dans "l'électroménager avec concept"...
Cette galerie de personnages donnent ainsi un bon aperçu de la variété des disciplines artistiques et scientifiques qui fleurissent autour du Vieux Port et permettent de mettre un visage sur des noms et des institutions plus ou moins connues. Rêvons avec eux de la capitale de la culture...!
Eric Michel, directeur de la Cité de la Musique
mercredi 23 février 2011
SHADI VA À PARIS
Téhéran - une troupe de comédiens, des comiques dans l'esprit de la commedia dell'arte - est chassée de son théâtre par un pouvoir qui ne les apprécie pas.
Paris - une femme engagée, militante, directrice d'un théâtre et "metteuse" en scène connue entend parler de l'infortune de ces "ouvriers de joie" comme l'on appelle les comédiens ambulants. Elle décide donc d'inviter les comédiens de monter une pièce dans son théâtre en banlieue parisienne.
Ainsi commence la rencontre merveilleuse et inattendue des artistes de "Siah Bâzi" avec Ariane Mnouchkine et le théâtre du Soleil à la Cartoucherie de Vincennes.
La cinéaste Maryam Khakipour, qui suivait déjà la troupe pendant plusieurs années, a filmé en 2006 cette aventure du départ avec ses obstacles - la signature obligatoire du mari permettant à son épouse (la Shadi du titre) de quitter le territoire - en passant par le séjour parisien et les frictions et tensions entre le metteur en scène iranien et leur hôte à forte personnalité (Ariane Mnouchkine n'est pas connue pour être très commode!), le choc des cultures et l'adaptation difficile à un univers de travail inconnu, voire à une société où les rapports entre hommes et femmes sont profondément différentes du contexte iranien.
La bibliothèque de l'Alcazar projette ce documentaire ce soir dans le cadre de "Au nom des femmes: Des femmes d'exception". Si vous êtes libres un peu plus tôt dans l'après-midi vos pouvez aussi aller voir un film turc "Oyun" sur neuf paysannes qui décident de raconter leur quotidien en écrivant en spectacle.
où: Bibliothèque de l'Alcazar, cours Belsunce, 13001
quand: mercredi 23 février à 17h pour "Oyun" et à 18h30 pour "Shadi"
mardi 22 février 2011
QU'EST-CE QU'ON MANGE ??
On peut appeler cela "restaurants clandestins" ou plutôt "traiteurs clandestins" - l'idée est de mettre en contact ceux qui aiment faire la cuisine, ceux qui ont pour habitude de faire toujours trop et ceux qui n'ont pas le temps / pas envie de faire la cuisine voire ne savent pas faire... (eh oui, cela existe aussi!!) mais qui aiment manger des bons petit plats faits maison!
Bref, l'idée est de proposer son plat à un prix modeste pour partager les frais et de le signaler au site "Super Marmite" qui signale votre proposition sur un plan et ceux qui cherchent peuvent voir si quelque chose de bon se mijote à côté de chez eux. C'est "un réseau social de proximité".
Le concept ne vient que commencer à Marseille et attend donc des amateurs autant pour cuisiner que pour en profiter.
Comme il y a toujours des plats qui ne se font pas en petite quantité (gâteaux, couscous, goulasch...) c'est une possibilité de partager le plaisir et de faire profiter d'autres de vos talent culinaires - alors Nathalie, et si tu proposais tes délicieux moelleux au chocolat et au sel de Guérande??! Il y a des amateurs dans les parages....
lundi 21 février 2011
LA MÈRE DES HISTOIRES
La mère des histoires s'appelle Om al Hikaya et c'est un long chemin qui mène vers elle, chemin parsemé de rencontres - avec la belle Ismaïa, avec un berger, avec un âne et son maître... - et il faut d'abord apprendre à écouter pour arriver jusqu'au bout.
Il faut écouter Lamine Diagne qui a crée ce spectacle s'inspirant des images et sons que Samuel Keller et Michael Zeidler ont ramené de Tunisie et tout particulièrement de leur rencontres avec les tisseuses berbères de Bou Saad.
Lamine Diagne, musicien, plasticien et fondateur de la compagnie de l'Enelle, mélange dans ses spectacles contes et masques, danse et vidéo, musique et lumière pour enchanter petits et grands spectateurs et les emmener avec lui sur les routes d'Afrique et d'ailleurs.
Ce spectacle a lieu dans le cadre de l'exposition "Un lieu, des liens..." dont Le Chat vous a déjà parlé (voir billet du 18 janvier) et s'adresse aux enfants à partir de 7 ans sans limite d'âge au delà...
où: ABD Gaston Deferre, 18-20 rue Mirès, 13003
quand: mercredi 23 février à 14h30
vendredi 18 février 2011
DERRIÈRE LA TOILE S'ÉTEND MON MUSÉE DU SILENCE
"Derrière chaque visage, chaque tableau, chaque pan de tissu enroulé, déroulé par les méandres de la couleur, il y a une histoire. Une, ou plusieurs: celle du peintre d'abord, celle de la personne figée à jamais ensuite (...) et, bien sûr, il y a l'écho de nos propres histoires (...) La craquelure de la peinture, un reflet de lumière, une ombre qui passe sur la trame, sont autant de portes qui nous permettent de passer de l'autre coté du miroir."
C'est dans cette autre côté du miroir, à travers son musée de silence que se balade - et avec elle nous - la photographe Aurélia Frey. Membre de la section artistique de la Casa de Velazquez à Madrid, la jeune photographe, issue de l'Ecole Nationale de photographie d'Arles et une voyageuse. Elle a parcouru de chemin des messagers Inca à travers le Pérou, l'Equateur et la Bolivie, a bourlingué au Japon, en Irlande et en Allemagne et capturé des images en Syrie et en Egypte. Plusieurs séries de photos et d'expositions témoignent de ces périples.
La galerie "Vol de Nuits" a invité Aurélia Frey pour sa saison "Borderline" pendant laquelle l'équipe de la galerie interroge les limites de l'image photographique. La photographe y expose sa série "Nevermore" dont les photos "parfois inquiétantes, poétiques et contemplatives (...) créent un monde à part, un monde fait de fantômes, de brouillard, et de reflets aux aspects hantés."
où: Galerie Vol de Nuits, 6 rue Sainte Marie, 13005, 04.91.47.94.58
quand: vernissage vendredi 18 février à partir de 18h30
Exposition jusqu'au 25 mars
jeudi 17 février 2011
Marc Rosmini enseigne la philosophie au lycéens et aux futurs professeurs à l'IUFM mais son champs d'intervention est loin de s'arrêter là. En bon philosophe il est un curieux et tout lui inspire réflexions et interrogations qu'il aime partager.
Auteur de deux livres*, chroniqueur pour la radio, organisateur d'ateliers de philo pour les petits à l'école élémentaire il parle autant de la tapenade que de l'eau de vie à la vipère ou du foot.
Le thème de l'apéro-philo de ce soir tourne justement autour du ballon rond: "Le football: un miroir du monde?" se demande Marc Rosmini. Guy-André Lagesse donnera le coup d'envoi pour ce match en projetant son documentaire "Du désert à l'océan, une traversée du continent africain le ballon au pied".
Rendez-vous donc pour public, joueurs et arbitres ce soir
où: Bar de la grande Terrasse (BGT), 108 corniche Kennedy, 1300
quand: jeudi 17 février à 19h
* (en collaboration avec Lionel Lévy), "Pourquoi philosopher en cuisinant. Méditation autour de 10 recettes de Lionel Lévy". Editions Aléas 12007 (coll. "Pourquoi")
"Marseille révélée par l'art contemporain. Légendes, clichés, recyclages". Editions Jeanne Laffitte 2007
mercredi 16 février 2011
A BOIRE, A LIRE, A DEGUSTER
La grève interminable de nos postiers a aussi ses avantages. Pour chercher un colis à la Joliette, j'ai, question de varier mes itinéraires, pris la rue Mazenod. J'avais déjà remarqué que le plus que l'on s'approche de la Joliette de plus il y a des petits restaurants qui ont l'air sympathique voire "branché".
En chat curieux je me suis donc arrêté devant une vitrine jamais remarquée auparavant: "Vins Compris - Maison Fondée par des Gourmets"... et voilà une jolie découverte à partager avec vous.
C'est effectivement tout nouveau car Catherine Véronèse (quel joli nom!), la charmante patronne, n'a ouvert sa boutique/cave que tout début février. Après une vingtaine d'années dans la restauration collective, cette ancienne diététicienne, soutenue par un mari cuisinier, a décidé de partager ses coups de coeur gustatifs avec nous. Et c'était une idée formidable, car la dame sait où dénicher des bons produits!
Pour l'instant sa cave propose environ 180 références de vins de la France entière avec un faible pour les Vins d'Abbayes. Une bonne quinzaine d'abbayes et monastères s'est réunie en association pour promouvoir un patrimoine historique, culturel et oenologique, les moines étant souvent à l'origine des vignobles et de la culture du vin.
Pour accompagner les vins, Catherine a choisi quelques petits producteurs qui proposent des gourmandises diverses, pâtés, pâtes à tartiner, biscuits apéritifs qui sortent un peu de la norme et de ce que l'on trouve un peu partout. Les "tartineries" d'un producteur de la région montpelliéraine à base de légumes, par exemple, peuvent être mangées directement sur des croutons ou servir de bases pour des verrines. On peut faire son choix aussi parmi les "Piétinades" (pied de nez à la sempiternelle tapenade!) à base de légumes secs, ou de préparations prêts à cuire "riz safari africaine", "riz au lait caramels au beurre salé"...
Pour compléter l'offre, Catherine vend aussi verres, carafes et tires bouchons, "chaussettes" pour dégustation à l'aveugle, rafraichisseurs, et livres de recettes ou ouvrages sur le vin.
Le tout se passe dans un cadre agréable et chaleureux où bientôt une grande table se prêtera aux soirées à thème, rencontres avec des vignerons ou dégustations.
Que Catherine soit prévenue, on risque de se revoir bientôt!
où: 32 rue Mazenod, 13002
quand: du lundi au vendredi de 10h à 19h
mardi 15 février 2011
C'ÉTAIT LE ROSSIGNOL ET NON L'ALOUETTE...
Qui ne connait pas cette célèbre imploration de Juliette essayant de retenir son Roméo? Parmi toutes les histoires d'amour qui finissent mal, celle des amants de Vérone est certainement la plus célèbre. Mais qui a relu ou revu la pièce du grand William récemment? Voilà que le théâtre Gyptis nous donne l'occasion de verser quelques larmes sur le sort funeste de deux jeunes gens, victimes de la haine et des conventions mais aussi de leur désir impétueux.

Françoise Chatôt a choisi pour sa mise en scène de "Roméo et Juliette" de montrer la fureur de vivre, la violence dans l'amour autant que dans les guerres de clans, l'insouciance de la jeunesse qui préfère mourir d'amour que de mourir d'ennui... dans son interprétation deux adolescents se consument en l'espace de quelques jours dans une extase amoureuse qui de toute façon ne pourrait se confronter à une vie de couple selon les règles de leur époque.
Campés par des acteurs jeunes comme les personnages qu'ils interprètent - même les rôles des "vieux" sont tenus par des jeunes comédiens - les Capulets et les Montaigus de cette pièce vivent dans un temps trouble où résistants et collaborateurs se confrontent et où la musique de Monteverdi est entrecoupée par des bruits de la 2ème Guerre Mondiale ou par le jazz. Les scènes de combat et de danse ont d'ailleurs été élaborés avec la complicité d'Angelin Preljocaj.
Une répétition publique permet de voir avant tous les autres ce spectacle. Et il y aura aussi des rencontres-débats, des conférences et une exposition des maquettes des décors à l'Espace Culture. Pour voir tout le programme, allez sur le site du théâtre Gyptis.
où: Théatre Gyptis, 136 rue Loubon, 13003, Réservations au: 04.91.11.00.91
quand: du 15 mars au 2 avril (mardi, vendredi et samedi à 20h30, mercredi et jeudi à 19h15)
Répétition publique, jeudi 17 février à 19h, sur réservation dans la limite des places disponibles (04.91.11.00.91 ou n.hovanessain@theatregyptis.com)
Vernissage: "Maquettes et scénographies" réalisées par les étudiants en master II de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture, vernissage
où: Espace Culture, 42 La Canebière, 13001
quand: mardi 15 février à 18h (exposition jusqu'au 28 février et du 15 mars au 2 avril au théâtre Gyptis)
(c) Bik&Book Design
lundi 14 février 2011
ETUDIANTS, VOS PAPIERS
Ne craignez rien, pas de contrôle de police en vue! Par contre pour aller au musée il faut montrer patte blanche, en l'occurrence votre carte d'étudiant.
Le Musée Granet et Seconde Nature, institution aixoise spécialisée dans la création artistique et notamment les pratiques numériques du multimédia aux musiques électroniques, organisent ensemble la troisième nuit étudiante autour de l'exposition Futuréalismes.
Dans le musée on peut participer à un jeu de rôle autour des collections intitulé "Mais qui a tué le conservateur?" Les participants doivent résoudre l'énigme, trouver l'arme du crime, le lieu du meurtre, le mobile etc. Mais la fête se déroule également dans les locaux de Seconde Nature avec le vernissage de l'installation "Superfluidity" d'Electronic Shadow et une performance musicale qui sera transmise en direct au musée.
Jusqu'à 1h du matin DJs et VJs se relaieront aux platines (et aux projecteurs, je suppose, car je n'ai jamais vu un VJ à l'oeuvre!). La nuit promet donc d'être festive et animée et permettra peut-être à quelques uns de découvrir les oeuvres du musée Granet...
où:
Musée Granet, place St.Jean de Malte, 13100 Aix
Seconde Nature: 27 bis rue du 11 novembre, 13100 Aix
quand: jeudi 17 février de 20h à 1h au musée Granet et de 19h30 à 22h à Seconde Nature
Entrée gratuite sur présentation de la carte étudiant
vendredi 11 février 2011
MARSEILLE, CAPITALE DE LA HONTE
L'APF (Association des Paralysés de France) vient de publier son dernier baromètre de l'accessibilité. Cet outil permet - en vue des directives européennes qui rentrent en vigueur en 2015 - l'avancement de la mise en accessibilité et les travaux d'aménagement accomplis par les communes de France chaque année.
Su cette liste Marseille occupe la honteuse 95e place sur 96 communes évaluées, en plus elle est en chute libre depuis 2009 ou elle était encore à la - peu glorieuse - place 79. Une régression donc et aucun avancement ou plutôt une stagnation tandis que d'autres villes ont fait des efforts considérables. Selon ce baromètre, Nantes a pu garder sa 1ère place ainsi que Grenoble qui arrive en deuxième position mais il faut tirer des leçons de l'avancement de Montpellier qui était en 2009 sur la 57e place et se trouve en 2010 propulsée sur la 11e ou de Toulon qui a pu grimper du 72e rang au 27e!
Si l'on regarde les détails, Marseille a été notée 5 sur 21 pour le cadre de vie adapté aux handicapés, 2,4 sur 20 pour l'accessibilité des équipements municipaux, 12 sur 21 sur la volonté des politiques locaux à s'engager pour une amélioration de la situation et 6,3 sur 20 dans le classement global... Sans commentaires!
Continuons parler handicap mais cette fois-ci d'une initiative réjouissante - pas du tout marseillaise mais bourguignonne. A Talant, près de Dijon, se trouve une petite maison d'édition, "Les doigts qui rêvent", spécialisée dans l'édition de livres tactiles pour enfants aveugles ou mal voyants. Ces livres écrits en braille sont pourvues d'illustrations que l'on peut toucher, mais aussi des albums à colorier ou des supports pédagogiques. Jetez un coup d'oeil -vous qui êtes voyants! - sur leur site et régalez vous en regardant les adorables illustrations, gaies et pleines d'humour!
On peut évidemment commander les livres, mais aussi adhérer à l'association ou faire un don pour soutenir leurs initiatives!!!
jeudi 10 février 2011
OBJET ET IMAGE
Pendant que le Palais des Arts à Marseille ouvre une exposition consacrée au plus méditerranéen voire marseillais des Bourguignons, Felix Ziem, "son" musée à Martigues propose à son tour dans "De la réalité au rêve, l'objet ethnographique et sa représentation" une réflexion sur la représentation de l'objet quotidien dans la peinture. L'objet est-il prétexte à un effet de style, est-il vu uniquement sous un aspect esthétique ou décoratif, est-il un témoignage réaliste qui ancre le sujet d'un tableau dans un contexte précis?
Objet ethnographique et image sont mis à dialoguer et à susciter chez le visiteur un regard nouveau, le plaisir à déchiffrer une scène représentée ou à s'interroger sur les intentions du peintre par rapport aux éléments de son oeuvre. En même temps l'exposition permet de découvrir toute une série d'objets quotidiens populaires.
Le musée Ziem à été crée en 1908 grâce aux dons d'artistes, dont évidemment Félix Ziem, et a continué à enrichir ses collections ethnographiques, archéologiques et, depuis les années 1980, d'art contemporain.
où: Musée Ziem, bd. du 14 juillet, 13500 Martigues, 04.42.41.39.60
quand: exposition du 9 février jusqu'au 12 juin
du 1er septembre au 30 juin: tlj (sauf lundis et mardis) de 14h30 à 18h30
du 1er juillet au 31 août, tlj (sauf mardis) de 10h à 12h et de 14h30 à 18h30
(fermé le 1er mai, 1er novembre et 25 décembre)
Entrée libre et gratuite
mercredi 9 février 2011
RADIOGRAPHIES BIS
Il n'y a pas longtemps que je vous ai parlé de l'Ordre de Malte qui récupère des vieilles radiographies pour les recycler.
Une autre façon d'employer ces photos de nos os, poumons et autres seins sont à découvrir lors d'une exposition de Rémi Faure. Ce jeune homme a plusieurs cordes à son arc: cinéaste, plasticien, organisateur d'événements et... tenancier de la papeterie technique, bien connue parmi les Marseillais "branchés" pour son choix de papeterie mais surtout pour des concerts et autres événements qui y ont lieu régulièrement.
Pour son expo "Commemoration of the Founding of the Nation (Collages Lux, Wet and Intoxicating)", Remi a pourtant choisi un autre cadre, le café 26, petit lieu sympathique qui accueille aussi souvent des groupes de musique.
Pour revenir aux radiographies: loin d'associer ces feuilles noires à la maladie ou à la mort, Rémi les mélange à des photos (récupérées dans des Vieux Paris Match), ajoute un mot ici, une phrase là pour en faire des collages parfois tristes mais souvent drôles et décalés - un peu comme la vie elle-même, dixit l'artiste!
où: 26 Café, 26 av. de la Corse, 13007
quand: vernissage vendredi 11 février à partir de 18h
mardi 8 février 2011
A LA SANTÉ DES LAPINS
Comme vous le savez sans doute, cette nouvelle année qui vient de commencer pour les Chinois, est celle du lapin (les Vietnamiens, eux, fêtent le chat - malheureusement aussi en en mangeant... lu dans la presse).
L'année du lapin, selon les astrologues, sera tranquille, propice aux invitations et rencontres avec des amis, à la douceur de vivre, aux arts et à la lecture. L'année devrait aussi être favorable aux... magistrats et hommes/femmes de loi - comme nous avons vu, ça commence très fort pour eux!
Pour fêter le début de cette année où il faudrait éviter l'adultère et plutôt se mettre à la peinture, le Greffier de Saint Yves propose une rencontre avec André Gabriel autour de quatre thés de Chine, l'oolong, un thé vert, le pu er et le ti quan yin.
André Gabriel est un homme orchestre au sens propre comme au sens figuré. Musicien récompensé de nombreux prix, il joue du galoubet-tambourin, du piano, de l'orgue et des carillons, possède une riche collection d'instruments (plus de 2500 objets), enseigne à l'Ecole National de Musique à Avignon et au Conservatoire National à Marseille, se passionne pour la linguistique et la lexicographie comparée (il possède plusieurs centaines de dictionnaires publiés depuis le 17e siècle), donne des conférences et aime évidemment le thé!
Ce savant passionné vous parlera donc de l'année du lapin et présentera les thés que vous pouvez déguster sur place.
Tout le mois de février la librairie montrera également des photos de Reiko Fukui (Massalia Bleue) sur le thème de la cuisine japonaise. Et si vous en voulez toujours plus, voilà les éditions Philippe Picquier qui offrent pour deux picquier poche ou jeunesse achetés une estampe tirée de L'Album de Kôrin.
où: Le Greffier de Saint Yves, 10 rue Venture, 13001
quand: mardi 8 février à partir de 17h30
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