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jeudi 20 octobre 2011

LA PERLE D'ASIE

Ainsi fut le surnom de Phnom Penh dans les années 1920 quand elle était élevée au rang de capitale à l'époque de la colonisation française. Capitale du Cambodge qui a connu une période noire durant les années de la terreur des Khmer Rouges.


Le pays essaye depuis les années 1990 de panser péniblement les blessures des exactions commis par le régime de Pol Pot. Il connait aujourd'hui une certaine prospérité grâce au tourisme et l'industrie textile suite aux délocalisations des grandes chaînes internationales du prêt-à-porter. Malgré cela le taux de mortalité infantile, l'analphabétisme et les ravages du Sida sont encore préoccupants.

A la Pointe de Bascule une soirée cambodgienne sera l'occasion d'apprendre plus sur ce pays et surtout sur une initiative d'Olivier Le Tétour qui a pour but la création d'une ferme et le rachat d'un restaurant près d'Angkor.

La soirée débute avec un concert de musique traditionnelle, continue avec la projection d'un film de Marie-Pierre Fernandes "Un barrage contre le Pacifique, hier et aujourd'hui" et se termine avec une présentation du projet "La Khmére Poule Art". Et l'on peut évidemment déguster des spécialités de la cuisine cambodgienne (semblable en moins épicée à la thaïlandaise) pour la modique somme de 4 € le plat!

où: Point de Bascule, 108 rue Breteuil 13006
quand: samedi 22 octobre à partir de 19h
Tarif: adhésion à la Pointe à Bascule: 1 €

P.S. L'organisateur, Olivier, a encore besoin de quelques bénévoles qui donnent un coup de main pour la sono (entre 16h et 20h) et pour servir les plats (de 19h à 23h). Pour proposer la votre: 06 89 88 50 65

jeudi 14 avril 2011

LE POIDS DU PASSÉE



36 ans se sont écoulés depuis la mort de Francisco Franco y Bahamonde, "generalisimo" et "caudillo de Espana por la Gracia de Dios"... Les 40 années de son régime se sont soldées par un bilan horripilant: 300.000 personnes dénoncées, 60.000 personnes exécutées, 400.000 hommes et femmes jetés dans les prisons et torturés, 3 millions de citoyens espionnés et fichés, 30.000 enfants arrachés à leur parents biologiques et qui ignorent en partie encore aujourd'hui ce fait et 130.000 de disparus... Comment faire face à une histoire pareille, comment panser les blessures, comment réapprendre à vivre ensemble? L'Espagne n'a pas fini à exhumer ce passé au sens propre comme au sens figuré.

José-Luis Penafuerte, réalisateur du documentaire "Les chemins de la mémoire", est, comme beaucoup d'Espagnols, né à l'étranger, à l'occurrence à Bruxelles, où ses parents avaient trouvé l'exile. Son film témoigne de la volonté des Espagnols de se confronter à cette période de leur histoire et de rendre justice aux innombrables victimes de la dictature franquiste. Il retrace ce processus de reconnaissance et de deuil nécessaire pour apaiser un traumatisme toujours profondément ancré dans la société espagnole.

Parallèlement l'écrivain marseillais Maurice Gouiran - d'ailleurs mathématicien de formation et spécialiste internationalement reconnu de l'informatique liée aux risques et à la gestion des feux de forêts - présentera son polar paru l'année dernière, "Franco est mort jeudi" qui se penche sur les mystères d'une famille hantée par la guerre civile et la disparition d'un père républicain.

où: Cinéma l'Alhambra, 2 rue du Cinéma 13016, 04.91.03.84.66
quand: jeudi 14 avril, de 20h30 à 23h30

mercredi 23 février 2011

SHADI VA À PARIS

Téhéran - une troupe de comédiens, des comiques dans l'esprit de la commedia dell'arte - est chassée de son théâtre par un pouvoir qui ne les apprécie pas.

Paris - une femme engagée, militante, directrice d'un théâtre et "metteuse" en scène connue entend parler de l'infortune de ces "ouvriers de joie" comme l'on appelle les comédiens ambulants. Elle décide donc d'inviter les comédiens de monter une pièce dans son théâtre en banlieue parisienne.

Ainsi commence la rencontre merveilleuse et inattendue des artistes de "Siah Bâzi" avec Ariane Mnouchkine et le théâtre du Soleil à la Cartoucherie de Vincennes.


La cinéaste Maryam Khakipour, qui suivait déjà la troupe pendant plusieurs années, a filmé en 2006 cette aventure du départ avec ses obstacles - la signature obligatoire du mari permettant à son épouse (la Shadi du titre) de quitter le territoire - en passant par le séjour parisien et les frictions et tensions entre le metteur en scène iranien et leur hôte à forte personnalité (Ariane Mnouchkine n'est pas connue pour être très commode!), le choc des cultures et l'adaptation difficile à un univers de travail inconnu, voire à une société où les rapports entre hommes et femmes sont profondément différentes du contexte iranien.

La bibliothèque de l'Alcazar projette ce documentaire ce soir dans le cadre de "Au nom des femmes: Des femmes d'exception". Si vous êtes libres un peu plus tôt dans l'après-midi vos pouvez aussi aller voir un film turc "Oyun" sur neuf paysannes qui décident de raconter leur quotidien en écrivant en spectacle.

où: Bibliothèque de l'Alcazar, cours Belsunce, 13001
quand: mercredi 23 février à 17h pour "Oyun" et à 18h30 pour "Shadi"

jeudi 17 février 2011

Marc Rosmini enseigne la philosophie au lycéens et aux futurs professeurs à l'IUFM mais son champs d'intervention est loin de s'arrêter là. En bon philosophe il est un curieux et tout lui inspire réflexions et interrogations qu'il aime partager.

Auteur de deux livres*, chroniqueur pour la radio, organisateur d'ateliers de philo pour les petits à l'école élémentaire il parle autant de la tapenade que de l'eau de vie à la vipère ou du foot.

Le thème de l'apéro-philo de ce soir tourne justement autour du ballon rond: "Le football: un miroir du monde?" se demande Marc Rosmini. Guy-André Lagesse donnera le coup d'envoi pour ce match en projetant son documentaire "Du désert à l'océan, une traversée du continent africain le ballon au pied".

Rendez-vous donc pour public, joueurs et arbitres ce soir

où: Bar de la grande Terrasse (BGT), 108 corniche Kennedy, 1300
quand: jeudi 17 février à 19h


* (en collaboration avec Lionel Lévy), "Pourquoi philosopher en cuisinant. Méditation autour de 10 recettes de Lionel Lévy". Editions Aléas 12007 (coll. "Pourquoi")
"Marseille révélée par l'art contemporain. Légendes, clichés, recyclages". Editions Jeanne Laffitte 2007

mardi 18 janvier 2011

HISTOIRES DU BLED

Qu'est-ce qu'un bled aujourd'hui? Qu'évoque ce mot? Quelles notions introduit-il? Est-ce que chacun a son bled à lui?

Tout a commencé il y a 14 ans lors d'une Fête de la Transhumance dans la Drôme. Comme à chaque édition de cette fête un pays était invité à présenter entre autres de l'artisanat local. En 1997 ce fut le tour des quelques habitantes de Bou Saad, petit village du sud tunisien, connu pour ses tissages. Tissage de tapis - tissage de liens d'amitié.

Samuel Keller, photographe et Michaël Zeidler, cinéaste, retournent plusieurs fois à Bou Saad et commencent à documenter la vie quotidienne de ce village et de ses habitants.

Images et récits donnent corps à ce "bled", territoire d'origine ou d'appartenance, village d'enfance ou de vacances, lieu intime, protégé, fantasmé, rejeté...

L'exposition "Un lieu, des liens" retrace un voyage guidé par les histoires qui lient l'homme à son lieu d'origine, à son "bled" à lui. Ce voyage sensible et attachant débute à Bou Saad mais nous emmène à travers des images et des témoignages vers des souvenirs où chacun trouvera un peu de soi-même.

Artistes photographes, plasticiens, vidéastes, dessinateurs, mais aussi historiens, sociologues, linguistes et autres scientifiques donnent leur interprétation du "bled" dans toute sa complexité.

où: "Un lieu, des liens...", ADB Gaston Deferre, 18-20 rue Mirès, 13003
quand: du 21 janvier au 16 avril, du lundi au samedi de 10h à 18h
Visites commentées (gratuites): tous les samedis à 15h, renseignements au 04.91.08.61.00

vernissage, jeudi 20 janvier à 18h30

Le programme complète des événements autour de l'expo sur le site de la bibliothèque


L'invitation, la brochure et le dépliant ont été dessinés par Zeina Abirached, auteur de la très belle et émouvante BD (ou roman graphique) "Le jeu des Hirondelles. Mourir, partir, revenir" (éd. L'Association)

jeudi 25 novembre 2010

J'EN AI PASSÉ DU TEMPS, ICI

Cette courte phrase est extraite de "Ramallah, mon amour", lettre poétique et poignante du jeune (né en 1971) écrivain palestinien Mahmoud Abou Hashhash adressée à une femme, une Française. Comment peut on aimer, comment écrire, comment vivre en 2002 à Ramallah, en plein siège de la ville par l'armée israélienne.

L'écran et noir, on n'entend que des bruits urbains et puis se lève une voix récitant cette lettre. Ainsi commence le "documentaire expérimental" "Ramallah mon amour" de Natacha Musléra. Chanteuse, "décompositeuse", performeuse, vidéaste et réalisatrice, cette Marseillaise d'adoption était invité dans le cadre d'un échange culturel en 2009 au premier festival d'art vidéo en Palestine. Elle y collecte sept heures d'enregistrements sonores et quatre portraits photographiques d'étudiants de l'université Bir Zeit. "Confrontation des voix, du texte chuchoté aux propos échangés entre les habitants rencontrés et les visiteurs de passage".

Comme c'est le dernier jour des "Rencontres de l'Echelle", un concert des "Vraoums" - cabaret-show burlesque-punk-folk-radicalement décalé - est également sur le programme.


où: Les Bancs Publics, 10 rue Ricard, 13003, 04.91.64.60.00
quand: samedi 27 novembre à 18h30 et à 21h (durée 39 minutes), concert à 22h30

mercredi 27 octobre 2010

C'EST LE PÉROU !

La 6e édition de "Tambor y canto" est consacrée au Pérou. Une série de concerts, ateliers et films nous fera découvrir la fusion entre jazz et les rythmes et chants péruviens avec leurs influences africaines, andines ou créoles. ce festival est organisé par l'association marseillaise "Assos Picante" qui a depuis 17 ans l'objectif de promouvoir et diffuser la musique latino-américaine en Europe.

Tout commence ce vendredi au Planet Mundo Kfé avec une "introduction en douceur au répertoire préféré des danseurs péruviens", qui aiment tout autant la salsa cubaine, que la valse ou la zamacueca. Victor Félix chantera et jouera guitare et zampona, accompagné de Simon Bolzinger au piano, Monchi Fumero au basse et cuatro et de Max Arachelian et ses congas.

Samedi place à une initiation à la danse afro péruvienne (on ne danse pas avec des baskets aux pieds!!) et à un atelier de percussions, les deux à l'Espace Canebière.

Mardi et mercredi il y a du cinéma sur le programme, "Voces des Callejon" ou "Voix de la ruelle" sur les Péruviens d'origine africaine à l'instar des quatre membres du groupe El Milenio, leur histoires personnelles et leur vie dans la capitale, Lima. Mercredi on revient sur l'édition de l'année 2007, consacrée à la Colombie, avec le film "Tambor y canto Colombia" et un concert sous la devise "Nos vamos de parranda", "Allons faire la fête"!

Un autre concert est prévu pur jeudi à la Cité de la Musique, où le pianiste marseillais Simon Bolzinger réunira trois spécialistes de la musique traditionnelle péruvienne - on nous promet "calor et swing"!

Un concert avec jam session clôt le festival vendredi. Après leur résidence d'une semaine à Marseille les artistes Victor Félix, Simon Bolzinger, Monchi Fumero et Rodolfo Munoz se lâcheront pour entrainer tout le monde dans leur "Discarga peruana"...

Une semaine où la musique venue du nouveau monde nous réchauffera après le traumatisme des poubelles et les températures devenues glaciales...

Pour trouver des infos supplémentaires et le programme au grand complet, cliquez ici.

où:
Planet Mundo Kfé, 50 cours Julien, 13006
Espace Canebière, 6-8 rue Senac, 13001
quand: du vendredi 29 octobre au vendredi 5 novembre

photos: Jaime Rojas

lundi 25 octobre 2010

VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS

Cela semble peut-être un chouillard trop profond, mais les images que les photographes et cinéastes sous marins proposeront lors du 2e festival mondial de l'image sous-marine sont sans doute assez spectaculaires.

On pourra y voir des films sur les fouilles archéologiques en Tunisie en 1908, notamment le travail des scaphandriers à cette époque, ou voir plonger Frédéric Buyle, ancien champion du monde en apnée, avec des requins blancs au Mexique mais aussi un documentaire sur la nouvelle tendance en Russie de l'accouchement dans l'eau ou la recherche des crocodiles du Nil dans le delta de l'Okavengo... 1000 participants, 58 pays représentés entre l'Afrique du Sud et le Vietnam, 169 films et plusieurs centaines de photos attendent les amateurs des fonds marins.

Un des temps forts sera la projection du ballet nocturne des raies Manta, filmé par René Heuzey aux Maledives. La voix cristalline de Yukimi Yamamoto et la guitare de Pedro Aledo, membres de l'association Whale Whisperers et musiciens de renom, accompagneront live sur scène les images.

où: Palais du Pharo
quand: du 27 au 31 octobre
Pour connaitre le programme complet et les tarifs; cliquez ici


Photos: E. Acevedo, N. Kortler, B. Balnis, M. Braunstein, S. Portelli, C. Villoch

mardi 5 octobre 2010

HAUTE COUTURE

Sakina M'sa a montré très jeune un don pour la création de mode.

Créatrice de mode internationalement connue, invitée des plateaux télés, chouchou de la presse féminine et au-delà, Sakina M'sa a su imposer sa griffe. Née aux Comores en 1972 elle arrive à l'âge de 7 ans à Marseille avant de "monter" à Paris et compléter son apprentissage dans la mode (elle fut une élève de la costumière Geneviève Sovin Doering) mais aussi en tant que plasticienne. Ses défilés - elle a organisé le premier d'une longue série quand elle était encore lycéenne - sont plus que des habituels podiums mais se déroulent dans des bains douches, dans un café ou même dans une cabine téléphonique.


Cette jeune femme, curieuse et passionnée, dotée d'un grand sens d'humour, a mis son talent au service des femmes habituellement exclues de cet univers. La cinéaste Nathalie Joyeux a suivi un de ces "ateliers de la désobéissance" animées par Sakina M'sa où la créatrice incite des femmes au chômage depuis longtemps de transformer des vêtements récupérés chez Emmaüs en s'inspirant des oeuvres d'art dans les musées pour le documentaire "Parures pour dames". Un monde nouveau s'ouvre aux femmes et pendant qu'ils cousent, drapent, brodent les femmes se racontent à travers leurs vêtements. "Au fur et à mesure que les robes prennent forme, les femmes se dévoilent".

Deux séances en présence de la réalisatrice:
où: Alhambra
quand: mercredi 6 octobre à 20h30
(Buffet offert avant la séance)

où: Cinéma Jean Renoir, Martigues
quand: jeudi 7 octobre à 20h

samedi 18 septembre 2010

ACCOMPAGNER

"Accompagner jusqu'au bout de la vie" est le titre d'un manifeste pour les soins palliatifs écrit par Michèle Salamagne et Emmanuel Hirsch. Les soins palliatifs permettent aux personnes atteintes d'une maladie grave, le plus souvent en phase terminale, d'être soulagées de leurs douleurs physiques mais aussi d'être accompagnées sur le plan psychologique et spirituel.

Depuis 15 ans existe à Gardanne un centre spécialisé dans cette démarche. "La Maison" dispose de 24 chambres individuelles où des personnes en fin de vie sont entourées par une équipe de 75 salariés et d'environ 30 bénévoles.

Le cinéaste new yorkais Eric Breitbart s'est installé avec sa camera pendant plusieurs semaines à La Maison pour raconter à travers sa caméra avec sensibilité l'e
xtraordinaire engagement des personnes travaillant là bas et dont la philosophie est que chacun doit avoir une vie riche jusqu'à la fin.

De ce long métrage documentaire (83 minutes), Ciné DahDah montrera en présence de l'auteur quelques extraits ainsi que des séquences inédites. On verra don des interviews avec le Dr. Lapiana, directeur du centre et de son adjointe, Chantal Bertholoo et avec une aide soignante, ou encore des scènes de vie quotidienne dans la salle à manger, dans la cuisine, d'une réunion ou d'une séance d'Art Thérapie.

Au cours de la soirée, le nouvel escalier sera inauguré avec une installation peinture et une improvisation musicale. Les participants sont invités à apporter de quoi casser une croute et boire un coup!

où: Garage DahDah, 14 bd. Dahdah (existe vraiment!), 13004
quand: dimanche 19 septembre à 19h

samedi 29 mai 2010

EN FACE DE GIBRALTAR

Située à l'extrémité nord du Maroc, Tanger est la principale porte vers l'Europe dont elle est séparée par les 14km du détroit de Gibraltar. C'est un lieu de passage et d'échange, une source d'inspiration pour des artistes autant qu'un point stratégique convoité par des puissances européennes comme par des nombreux Africains qui souhaitent gagner une "terre promise"...

Tanger a depuis 2007 un cinémathèque, installée dans les locaux d'un ancien cinéma mythique de la ville, le Rif. La programmation de "Tanger Rêvée" constitue un premier pas dans une collaboration entre cette cinémathèque et l'association Aflam, investie depuis dix ans dans la diffusion de la culture arabe et notamment le cinéma.

Jusqu'au 4 juin vous pouvez encore voir et revoir des films, documentaires et fictions, qui ont comme point commun Tanger, la ville, ses habitants, ses problèmes et ses beautés. "Tanger Ville internationale" tourné en 1946 présente la ville vue par le cinéaste André Zwoboda, tandis que "Tangérine" de l'Allemande Irene von Alberti raconte l'histoire d'un jeune couple de musiciens allemands et leur rencontre avec une jeune fille qui a été chassée par sa famille et vit désormais parmi des prostituées. Un autre film, "Fair Trade", se penche sur l'adoption d'un enfant par une femme allemande et s'interroge sur les implications morales et les doutes qui accompagnent son acte et "Tanger, le rêve des brûleurs" montre les candidats au départ clandestin, appelés "brûleurs" car ils détruisent leurs papiers d'identité pour ne pas pouvoir être renvoyés...

où: Cinéma les Variétés, 37 rue Vincent Scotto, 13001
quand: jusqu'au 4 juin, "Tanger Ville internationale", et "Tangérine" dimanche 30 mai à 16h,
"Fair Trade" et "le rêve des brûleurs" dimanche 30 mai à 18h30

samedi 17 avril 2010

AHMED S'EN VA

Le bail commercial d'un épicier du Panier n'est pas renouvelé. L'immeuble sera restauré et la boutique ainsi que le logement à l'étage au dessus seront vendus ou loués. Ahmed commence à écouler ses stocks et de faire ses adieux à sa clientèle, des gens du quartier qu'il a côtoyé pendant une vingtaine d'années. Un pan de la mémoire du quartier risque de s'effacer avec son départ...

C'est grâce à Tabasco Vidéo, la télé participative du Panier, qu'au moins des traces seront sauvées. "Beaucoup de fruits pour rien" retrace les trois derniers mois de cette épicerie, il accompagne Ahmed quand il fait ses courses chez les grossistes tôt le matin, quand il fait ses tresses d'ail ou quand il discute avec des clients devenus des amis avec lesquels on se penche sur les anciennes photos du quartier ou échange des confidences. Et c'est aussi l'histoire d'un homme qui a tout quitté en Algérie pour recommencer sa vie ici à Marseille et qui sera forcé à ré-inventer une fois de plus un avenir...


Vous pouvez regarder ce petit documentaire sur le site de Tabasco Vidéo - qui cherche d'ailleurs des gens qui souhaitent présenter soit leur bouquin préféré soit une recette qu'ils réussissent particulièrement bien pour les rubriques "Tabasco s'invite dans votre bibliothèque" et "Tabasco s'invite dans votre cuisine"! Si vous êtes tenté à devenir une vedette de la télé du quartier, faites le savoir à contact@tabascovideo.com

mardi 6 avril 2010

GROS PLAN SUR MARSEILLE

Le dernier numéro (n° 228) de la Revue Marseille est consacré au cinéma. Une trentaine d'articles se penche sur différents thèmes, de la disparition des salles au projet du Château de la Buzine, de Marseille comme lieu de tournage aux collections du musée d'histoire en rapport avec le cinéma.

Il est presque incroyable quand on apprend que des plus de soixante-dix salles à Marseille en 1937 seulement une petite poignée a survécu, phénomène dont d'autres villes ont aussi été frappées... Les articles montrent pourtant aussi le désintérêt et la négligence de la ville face au septième art et en même temps la vitalité à toute épreuve du secteur associatif à programmer festivals et autres événements cinématographiques contrebalançant ainsi, au moins en partie, la pauvreté de l'offre. Je pense ici à Aspas, organisatrice des rencontres du cinéma sud-américain, à Fotokino de la Laterna Magica, ou à Aflam qui fait connaître le cinéma arabe, aux séances du cinéma en pleine air pendant l'été etc. Comme dans d'autres secteurs à Marseille c'est grâce au tissu associatif très dense et actif, et qui remplace en l'occurrence une politique culturelle indolente, que Marseille reste une pépinière de créateurs dans tous les domaines.

A l'occasion de la sortie de ce numéro de la revue Marseille - et une fois n'est pas coutume!- le maire de Marseille invite à une projection à la cinémathèque. C'est l'occasion de voir les premiers films tournés à Marseille par les Frères Lumières en 1896 et une autre rareté, "L'heure exquise" de René Allio. Dans ce film, sorti en 1981, ce décorateur de théâtre, scénographe, réalisateur, scénariste et peintre retrace ses souvenirs familiaux à Marseille entre 1920 et 1950.
Image associée au filmUne rue dans le Panier

où: Cinémathèque - CRDP, 31bis, bd. d'Athènes, 13001
quand: jeudi 8 avril à 18h

lundi 29 mars 2010

SA VIE ÉTAIT LÀ-BAS, À MARSEILLE

Ainsi commence "Solea" troisième volet de la trilogie de Jean-Claude Izzo après "Total Khéops" et "Chourmo".

Dix ans déjà que l'écrivain est mort, emporté par un cancer, trop jeune encore, à l'âge de 55 ans seulement... Izzo était un vrai Marseillais, fils d'un immigré italien et d'une mère de parents espagnols, un mélange de cultures de la Méditerranée comme on le trouve souvent ici.

Journaliste il publie d'abord un livre de poésies avant d'écrire son premier polar "Total Khéops" qui devient tout de suite un succès par sa description de la vie à Marseille et plus précisément dans le Panier et aux Goudes, et grâce à son personnage principal, Fabio Montale, homme solitaire mais pas insensible aux charmes féminins. A coté de lui il y a toute une farandole de personnages attachants comme Honorine et Fonfon, Lole et Babette. Il y a aussi le pointu avec lequel Montale prend le large en compagnie d'une bouteille de Lagavulin quand la vie lui pèse trop lourd...

Mais c'est la ville de Marseille qui occupe la place d'un personnage clé dans l'oeuvre d'Izzo, ville attachante et violente, ville laquelle on rêve de quitter et vers laquelle on retourne toujours - toit comme l'auteur lui-même qui s'est installé pendant un temps à Saint-Malo avant de revenir vers les rivages de la Méditerranée.

JPEG - 14.2 ko (photo J.M.Huron)

L'Alcazar consacre toute une programmation à ce journaliste, poète, écrivain, scénariste et militant. Ici je vous conseille la projection de "La Schkappa ou l'échappée belle de Jean-Claude Izzo", film qui à partir de textes des l'écrivain propose une balade dans Marseille. "Une balade agrémentée de rencontres avec des personnages qui évoquent les thématiques chères à l'auteur - le saccage urbain, les inégalités sociales, la nostalgie du militantisme - mais aussi les petits riens qui font le sel de l'existence: la cuisine, l'amitié, les femmes."

Le réalisateur de ce documentaire, Jean-Laurent Feurra, sera présent lors de la projection.

où: Auditorium de l'Alcazar, 58 cours Belsunce 13001
quand: jeudi 1er avril à 16h

mardi 23 mars 2010

RAISINS DU PARTAGE ET RAISINS DE LA COLÈRE

C'est la bonne idée pour redonner vie à la rue de l'Evêché ou au moins à une partie d'elle: un commerçant et un artiste font cause commune et invitent à une soirée conviviale.

Le commerçant c'est Alain Bartoli - le Chat vous a déjà parlé de lui - l'artiste c'est Benoît Tabary, sculpteur et "fabricant" de luminaires.

Benoit reçoit le soir dans son atelier au milieu de ses oeuvres tandis qu'Alain fera déguster pendant toute la journée rosés et blancs du Languedoc en compagnie des vignerons Lise Fons-Vincent (Château de Fourques) et Jean-Pascal Anterrieu du domaine Puech-Merle.

Cépages : Pinot

A propos des vins du Languedoc, je vous signale aussi la projection (unique) du documentaire "Jours de colère" de Boris Petric et Emmanuel Laborie au sujet de la crise viticole en Languedoc-Roussillon, où les caves coopératives ferment l'une après l'autre. Ce premier vignoble du monde par sa superficie et sa production et sa tradition de es vins de table se trouve menacé par la mondialisation et les directives européennes qui financent l'arrachage pour diminuer la production d'hectolitres de plus en plus difficile à écouler. La projection aura lieu en présence des réalisateurs et suivi d'un débat animé par le président des caves coopératives Denis Deschamp et l'écrivain Eugenio Mailler.

Pour la journée et la soirée dégustation:
où: Alain Bartoli "La Descente des Accoules", 4 rue de l'Evêché, 13002
quand: jeudi 25 mars de 9h à 13h et de 16h30 à 20h

où: Benoît Tabary, 2 rue de l'Evêché, 13002
quand: jeudi 25 mars de 20h à 22h

Pour la projection (avec buffet et dégustation):
où: Cinéma des Variétés, 37 rue Vincent Scotto, 13001, 04.91.53.27.82
quand: mercredi 24 mars à 20h (tarif unique 6 €)

mercredi 24 février 2010

MURMURER AVEC LES BALEINES

"Whales Whisperers" est une association qui a pour but de favoriser la création d'oeuvres artistiques et l'organisation de spectacles audiovisuels en interaction avec les cétacés et d'entreprendre toutes actions visant à faire connaître, aimer et protéger les espèces sauvages du monde sous-marin.


Tandis que Greenpeace apporte son soutien à deux militants qui luttent au Japon contre la chasse à la baleine déguisée en "devoir scientifique", Yukimi Yamamoto, une Japonaise "marseillaise" a décidée d'accompagner de sa merveilleuse voix de soprano les images des baleines enregistrées par l'association "Whales Whisperers". On peut se laisser emporter dans la douceur cristalline du grand bleu où nagent ces animaux majestueux sur le site de l'association où en achetant leur CD/DVD et livres et ainsi contribuer à la sauvegarde des océans.


"Il n'est plus possible de rester passif devant la disparition progressive des espèces sous-marines... Que faire pour ralentir ce désastre annoncé? La musique et la beauté sont profondément enracinées dans la capacité émotionnelle de chaque être humain. Créons un lien universel entre la magie de la musique et la beauté des baleines, des dauphins et des orques. Nous apporterons ainsi notre contribution à une prise de conscience collective sur l'urgence de préserver ce monde sous-marin, merveilleux et fragile", tel est le crédo de Jean-Christophe Slucki, fondateur avec le photographe Henri Eskenazi des "Whales Whisperers".


L'association peut s'appuyer sur plusieurs photographes et cinéastes (René Heuezy, Amos Nachoum, Jean-Luc Breitenstein), des scientifiques comme Nardo Vicente, professeur émerite de Biologie Marine à la faculté des sciences de Marseille ou encore Michel Vély, vétérinaire de formation et grand spécialiste des mammifères marins, Laurent Ballesta, biologiste marin, Sandra Bessudo, spécialiste des requins et à l'origine de la création d'un sanctuaire au large de la Colombie, le neurologue Pierre Lemarquis et d'autres personnages connus.


A côté des scientifiques il y a aussi des artistes qui se sont engagés dans l'association, dont le chroniqueur musical et directeur artistique du festival d'Eygalières, Gérard Abrial, Françoise Chatot et Andonis Voyoucas, couple emblématique du théâtre Gyptis, la plasticienne Jaqcueline Guilleramin, Jean-Marc Montera, directeur et fondateur du GRIM, le peintre et surfeur Guy Tempier et enfin Dominique Sérafini, dessinateur et compagnon du commandant Cousteau.

Il sera trop longue d'énumérer toutes les personnes qui collaborent à ce projet de sauver les océans par la beauté de l'image et du son, mais seront cités au moins les musiciens qui accompagnent Yumiki Yamamoto, lauréate de plusieurs prix prestigieux et professeur de chant (et voix japonaise de plusieurs enseignes ainsi que du métro parisien!), comme Levon Minassian, considéré comme l'un de meilleurs joueurs de doudouk au monde, le guitariste Pedro Aledo, les pianistes Serge Arribas et Ludovic-Amadéus Selmi (il joue aussi de la scie musicale dont la sonorité et proche du chant des baleines!), le violoniste Jean-Christophe Selmi et Fabrice Loi, saxophoniste, écrivain et photographe.

dimanche 21 février 2010

L'EXIL EST UNE ESPÈCE DE LONGUE INSOMNIE

(Victor Hugo)

Financé par le programme européen "Grundtvig" qui a pour objectif d'encourager la formation et l'éducation permanente, un atelier organisé par Passage & Co réunira à Marseille une dizaine de participants venus d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne, d'Autriche, de Slovaquie, de Belgique et de France. Thème de cet atelier est l'exil et l'immigration et comment cela se traduit dans le domaine artistique. Ecriture, photographie, vidéo, podcast, street art, exploration urbaine toutes "ces formes artistiques seront mis au service d'un travail en atelier sur la mémoire et l'actualité de l'exil".

Photo issue d'un atelier autour des hôtels dans le quartier Beslunce, 2009

A côté d'un travail de groupe, le grand public est convié à plusieurs manifestations. Lors d'une première table ronde sous le titre "Exils méditerranéens" débattront l'Italienne Maria Soresina, Georg Pichler, Professeur à l'Université d'Alcalà en Espagne, Ulrich Voswinckel, auteur du livre "Exils méditerranéens", le géographe et vice-président de la CUM, Ohilppe San Marco et l'éditeur et libraire Jacques Aubergy. Alain Paire, galeriste et écrivain présentera la coopérative "Croque Fruits". La séance se termine avec la projection du film "Pasos. La parole aux enfants d'exilés" d'Olivier Moulai.

Une deuxième rencontre est dédiée à la présentation de projets européens artistiques. Sabine Günther, fondatrice de Passages & Co, journaliste et traductrice, présentera "Plan d'Exil". Il y aura une performance d'un poète-slameur, des lectures, vidéo projections et installations de photographies.

"La globalisation humaine" est de nouveau une table ronde, en partenariat avec les Amis du Monde diplomatique, avec comme intervenants la politologue et juriste Catherine Wihtol de Wenden, Philippe San Marco, Dominique Franceschetti et le photographe Alain Marsaud.

où: espace Culture, 42 La Canebière, 13001
quand:
"Exils méditerranéens": mercredi 24 février à 15h
"Exile et créativité": jeudi 25 février de 15h à 18h
"La globalisation humaine": vendredi 26 février à 10h
Entrée gratuite à toutes ces manifestations

samedi 30 janvier 2010

À L'ECOUTE DU MONDE

La BBC, vénérable radio britannique, a eu une idée merveilleuse: créer une carte de sons et de nous inviter à une balade sonore à travers le monde.

J'explique: l'idée est que certains sons vont peut-être un jour disparaitre (comme certaines espèces, plantes ou langues) et que pour sauvegarder au moins la mémoire de ce "patrimoine de l'humanité", il faudrait les enregistrer et ainsi créer une mappemonde auditive. Les internautes du monde entier sont donc invités à enregistrer et transférer des sons de toute sorte au site de la BBC. Un petit drapeau situe ensuite l'enregistrement que l'on peut écouter ou podcaster. Chaque enregistrement est accompagné de la date et du nom du preneur du son ainsi que d'une courte explication.

Sur cette carte la France est pour le moment encore assez vierge mais on y trouve les mouettes de Belle Île, enregistrés le 26 août 2009 par Derek Vertongen. Il explique que malgré la construction d'un grand nombre de résidences secondaires la côte ouest est resté encore assez sauvage et héberge des milliers d'oiseaux dont les mouettes toujours "bavards". Un certain Robert Finlay a enregistré quant à lui les cloches de la cathédrale de Chartres le soir du 16 juin 2009 tandis que Pete Strollery a capturé l'ambiance autour de la Basilique du Sacré Coeur à Paris.

Click here to alternate images Lisbon Story de Wim Wenders (1994)

Certes, ces sons ne semblent pas vouer à disparaitre dans l'immédiat, encore que les cloches des églises sont de plus en plus souvent contestés pour déranger le sommeil de quelques bobos en quête de tranquillité campagnarde....

Mais on trouve sur ce site aussi les femmes d'une coopérative marocaine en train de casser des noix pour en extraire l'huile d'Argan en riant et bavardant, les cris chantés des marchands de poisson dans une rue à Luanda (Angola), les chants dans une église à Tobago, le vacarme des rues de Taipei enregistré le jour de l'anniversaire de Buddha, ou encore le bruit que le train fait quand il prend de la vitesse en quittant Ahmedabad en direction de Mumbai.

A vos micros, à Marseille il y aura pas mal de sons à capter: le marché aux poissons, les discussions sur la place de Lenche, les cris pour interpeller la voisine par la fenêtre, les jours du match de l'OM, la procession du 15 août dans les rues du Panier....

Save Our Sounds et ici.

mardi 26 janvier 2010

BELLE PERSONNE, NOBLE COEUR


La princesse de Clèves n'arrête pas à inspirer les cinéastes. Après "La lettre" (1999), très belle adaptation de Manoel de Oliveira avec Chiara Mastroianni ou "La Belle personne" de Christophe Honoré (2008), pour ne mentionner que les derniers films, il sort maintenant un documentaire de Régis Sauder.

Dans un lycée en ZEP à Marseille les élèves s'emparent de ce roman, premier roman de la littérature française, pour parler d'eux, de leurs sentiments amoureux, de la société, de leur quotidien. Les mots du célèbre texte se mêlent à leurs propres mots, le langage particulier de cette oeuvre commence à les imprégner. "S'opère peu à peu un glissement entre la littérature et la vie, des moments magiques où les deux se mélangent... Le roman insuffle une nouvelle façon de percevoir sa propre existence, ses dilemmes, ses renoncements".

Incités par leur professeur de français ou attirés par une affiche intitulée "Le cinéma vous tente, venez participer à la réalisation d'un film...." et sans doute aussi par le succès du film "Entre les Murs", une vingtaine d'élèves de première et de terminale se sont engagés à participer au projet de Régis Sauder. Deux enseignantes et le réalisateur ont travaillé avec les jeunes au rythme d'un atelier hebdomadaire pendant sept mois auquel se sont ajoutés des journées de tournage: captations vidéo de scènes jouées par les élèves, tournage au lycée, dans les familles et dans le quartier.

Le résultat de cette entreprise est un film intitulé "Nous, Princesses de Clèves". Le magazine "Esprit de Babel" (voir article du 21 janvier) consacre d'ailleurs deux articles au projet de Régis Sauder.

où: Les Variétés, 37 rue Vincent Scotto, 13001
quand: jeudi 28 janvier à 20h
Entrée libre dans la limite des places disponibles

samedi 9 janvier 2010

ARTISANAT MENACÉ

L'association "Fil d'Ocre" créée en 2002 à l'initiative de Claude Mabélé s'est donné comme objectif principal de sauvegarder et de transmettre une mémoire, celle du textile en Syrie. Pendant plus de quatre ans Claude Mabélé et autres membres de l'association ont mené un travail méticuleux et patient pour repérer les artisans, de documenter leur travail, de créer des collections. Ils veulent alerter sur les menaces qui pèsent sur ce domaine millénaire face aux importations venues de Chine et qui inondent aujourd'hui les marchés avec des tissus synthétiques et bon marchés.

Une exposition à la Maison de l'Artisanat à Marseille en 2006 a d'ailleurs permis un bel aperçu de ce travail ancien et d'une grande finesse.

Si vous avez manqué cette exposition, l'association "Découverte et Culture" à Martigues organisera une projection du film documentaire sur les artisans du textile en Syrie accompagnée d'une expo-vente de tissus syriens.


où: Salle de conférences de l'hôtel de Ville de Martigues, av. Louis Sammut, 13500 Martigues
quand: mardi 12 janvier à 18h
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